7 ans de prison pour avoir informé : le prix de la liberté de la presse en Algérie ?
Sept ans. C’est la peine qui vient de frapper un homme dont, selon ses proches et plusieurs observateurs, le dossier serait vide : aucune preuve solide, aucun élément concret. Rien, si ce n’est un homme qui faisait son travail — enquêter, documenter, informer, notamment en Kabylie.
Un journaliste ou un symbole ? Cette affaire dépasse largement le cas individuel et pose une question brutale : informer est-il devenu un crime ? Car aujourd’hui, en Algérie, filmer peut mener en prison, écrire peut mener en prison, enquêter peut mener en prison.
Une justice instrumentalisée ? Selon des sources proches du dossier, certains évoquent une dimension politique derrière cette condamnation. Dans un contexte déjà explosif, marqué notamment par l’affaire Amir DZ, des voix dénoncent une possible utilisation de la justice algérienne comme levier de pression dans des tensions plus larges entre États. Ces accusations restent à établir, mais leur simple existence révèle un malaise profond.
Un climat qui inquiète. Les affaires s’accumulent : blogueurs emprisonnés, journalistes poursuivis, citoyens condamnés pour de simples publications. Peu à peu, une réalité s’impose : la parole devient dangereuse en Algérie.
Une ligne rouge franchie. Condamner un journaliste à une peine aussi lourde envoie un message clair : ne pas parler, ne pas montrer, ne pas déranger. Mais une société qui fait taire ses journalistes prend un risque immense — celui de ne plus voir sa propre réalité.
Free for Algeria. Ce combat dépasse une personne. Il concerne tous ceux qui croient encore qu’informer n’est pas un crime, que critiquer n’est pas une menace, que penser librement n’est pas une faute.
Aujourd’hui, une question reste sans réponse : qui sera le prochain ?
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