Algérie : la presse et les blogueurs face à la prison depuis Tebboune …

Après les cas d’Omar Ferhat, d’Abdelali Mezghich et d’Abdelhak Bouchrit, un nouvel épisode vient illustrer la pression exercée contre les voix exprimées sur les réseaux sociaux : celui de Tahar Ouhachi, professeur d’université et historien, aujourd’hui placé en détention.

Karim Tabbou : une grande figure réduite au silence sous la présidence de Tebboune

https://www.freeforalgeria.com/karim-tabbou-une-figure-kabyle-reduite-au-silence-sous-la-presidence-de-tebboune/

Karim Tabbou, figure politique majeure et personnalité emblématique de l’opposition algérienne, incarne depuis plusieurs années la pression croissante exercée contre les voix critiques en Algérie. Originaire de Kabylie, région historiquement attachée aux libertés et aux luttes démocratiques, il est aujourd’hui l’un des symboles les plus visibles des restrictions visant l’expression politique sous la présidence d’Abdelmadjid Tebboune.
Ancien premier secrétaire du Front des forces socialistes (FFS), fondé par Hocine Aït Ahmed, Karim Tabbou s’impose très jeune comme l’un des visages du renouvellement politique. À seulement 33 ans, il devient l’un des plus jeunes dirigeants de parti en Algérie, incarnant une nouvelle génération d’acteurs politiques prônant la démocratie et la transparence.Son parcours au sein du FFS est marqué par des tensions

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Mohamed Tadjadit : le “poète Kabyle du Hirak” face à une répression judiciaire persistante

Mohamed Tadjadit : le “poète Kabyle du Hirak” face à une répression judiciaire persistante

Figure emblématique du Hirak, Mohamed Tadjadit, né le 9 janvier 1994 à Bab El Oued, est aujourd’hui l’un des visages les plus connus de la répression visant les voix critiques en Algérie. D’origine kabyle, issu d’une famille de chouhadas du village d’Ihnouchene près d’Azzefoun, il incarne à la fois une génération engagée et une identité profondément ancrée dans l’histoire et la culture de la Kabylie, région historiquement attachée aux libertés et aux luttes démocratiques.

Affaire Sansal–Tebboune : une polémique révélatrice des tensions politiques et du climat d’expression en Algérie

Tebboune et Sansal en portrait free

L’affaire opposant l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal au président Abdelmadjid Tebboune s’inscrit dans un contexte déjà tendu entre pouvoir politique, liberté d’expression et relations franco-algériennes.Une polémique née de déclarations controversées
Selon plusieurs sources médiatiques, dont la presse francophone, le président algérien aurait tenu des propos très virulents à l’encontre de Boualem Sansal lors d’un discours public, le qualifiant notamment de « voleur », « à l’identité inconnue » et « bâtard ».

Tahar Ouhachi, historien et maître de conférences en prison !

Tahar Ouhachi, historien et maître de conférences à la faculté d’histoire de l’Université de Blida, a été placé sous mandat de dépôt cet après-midi par le juge d’instruction près le tribunal d’El Affroun en Algerie Selon les informations disponibles, il est poursuivi pour Apologie d’actes terroristes avec usage des réseaux sociaux Diffusion de fausses informations de nature à porter préjudice à l’intérêt national Cette décision judiciaire suscite l’incompréhension parmi ses proches et collègues. Universitaire reconnu pour ses travaux en histoire, Tahar Ouhachi est décrit par son entourage comme un enseignant passionné, exclusivement investi dans la recherche académique et l’étude de l’histoire, notamment celle de l’Algérie. D’après ses soutiens, il ne s’est jamais engagé dans une activité politique partisane et concentrait son travail sur ses recherches et son enseignement universitaire. Son placement en détention intervient dans un contexte où plusieurs universitaires, journalistes et citoyens ont fait l’objet de poursuites liées à leurs publications ou prises de parole en ligne. L’affaire soulève des interrogations sur les limites de l’expression académique et sur la situation de la liberté d’expression dans le pays.

Tahar Ouhachi, historien et maître de conférences à la faculté d’histoire de l’Université de Blida, a été placé sous mandat de dépôt cet après-midi par le juge d’instruction près le tribunal d’El Affroun en AlgerieSelon les informations disponibles, il est poursuivi pour Apologie d’actes terroristes avec usage des réseaux sociaux Diffusion de fausses informations de nature à porter préjudice à l’intérêt national Cette décision judiciaire suscite l’incompréhension parmi ses proches et collègues. Universitaire reconnu pour ses travaux en histoire, Tahar Ouhachi est décrit par son entourage comme un enseignant passionné, exclusivement investi dans la recherche académique et l’étude de l’histoire, notamment celle de l’Algérie. D’après ses soutiens, il ne s’est jamais engagé dans une activité politique partisane et concentrait son travail sur ses recherches et son enseignement universitaire. Son placement en détention intervient dans un contexte où plusieurs universitaires, journalistes et citoyens ont fait l’objet de poursuites liées à leurs publications ou prises de parole en ligne. L’affaire soulève des interrogations sur les limites de l’expression académique et sur la situation de la liberté d’expression dans le pays.

Un jeune emprisonné pour avoir filmé des inondations en Algérie

**Un jeune emprisonné pour avoir filmé des inondations en Algérie** La répression ne concerne pas uniquement les journalistes professionnels. Le jeune blogueur Abdelhak Boucheriet en est une nouvelle illustration. Il a été emprisonné pour avoir filmé et diffusé les dégâts causés par des inondations en Algérie. Son acte ? Documenter une situation d’intérêt public. Montrer la réalité. Informer. Aucune violence. Aucun appel à la haine. Seulement des images. Et pourtant, cela a suffi pour déclencher une réponse sécuritaire. Ce type de poursuites soulève de sérieuses interrogations sur la liberté d’informer et sur le droit fondamental des citoyens à témoigner de faits d’actualité. **Une famille réduite au silence** L’affaire a pris une tournure encore plus préoccupante lorsque la mère du jeune homme a publié une vidéo dans laquelle elle demandait simplement des nouvelles de son fils. Une démarche humaine. Légitime. Désespérée. Mais selon plusieurs témoignages relayés en ligne, elle aurait été interpellée par les forces de sécurité et sommée de ne plus publier de vidéos. Si ces faits sont avérés, ils posent une question grave : jusqu’où peut aller la pression exercée, non seulement sur les personnes concernées, mais aussi sur leurs proches ? **Informer devient un risque** Dans un contexte de catastrophe naturelle, filmer et partager des images devrait relever du réflexe citoyen. Mais dans ce cas précis, cela semble avoir été interprété autrement. Pour de nombreux observateurs, ces poursuites traduisent une volonté de contrôler le récit autour de la gestion des inondations, notamment dans la région de Relizane, où les dégâts ont suscité de nombreuses critiques en ligne. Des internautes ont notamment évoqué : * des défaillances dans les infrastructures * des problèmes liés à la qualité des constructions * et une gestion contestée de la crise Autant d’éléments qui alimentent le débat public… mais qui, visiblement, dérangent. **Un climat de plus en plus fermé** Cette affaire s’inscrit dans un climat plus large où : * publier une vidéo peut exposer à des poursuites * documenter une réalité peut être perçu comme une menace * et témoigner devient un acte à risque La frontière entre information et infraction semble de plus en plus floue. **Une question essentielle** Aujourd’hui, une question simple se pose : un citoyen a-t-il encore le droit de montrer ce qu’il voit ? Car au-delà du cas d’Abdelhak Boucheriet, c’est toute une société qui est concernée. Informer n’est pas un crime. Filmer n’est pas un délit. Témoigner ne devrait jamais conduire à la prison.

La répression ne concerne pas uniquement les journalistes professionnels. Le jeune blogueur Abdelhak Boucheriet en est une nouvelle illustration. Il a été emprisonné pour avoir filmé et diffusé les dégâts causés par des inondations en Algérie.Son acte ? Documenter une situation d’intérêt public. Montrer la réalité. Informer.Aucune violence. Aucun appel à la haine.Seulement des images.Et pourtant, cela a suffi pour déclencher une réponse sécuritaire.Ce type de poursuites soulève de sérieuses interrogations sur la liberté d’informer et sur le droit fondamental des citoyens à témoigner de faits d’actualité.

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Notre Vision

Un enjeu fondamental pour l’avenir

La liberté d’expression et la liberté de la presse sont des piliers essentiels de toute société fondée sur l’État de droit. L’emprisonnement de journalistes et de citoyens pour des publications pacifiques constitue une atteinte grave à ces principes.
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Free For Algeria est un collectif indépendant réunissant des journalistes algériens et européens engagés dans la défense de la liberté de la presse et la protection des professionnels des médias en Algérie. Fondé dans un contexte de recul progressif des libertés publiques, le collectif s’est structuré face à la dégradation de la situation depuis 2019, marquée par une multiplication des poursuites judiciaires, des arrestations, des pressions administratives et des restrictions visant les journalistes indépendants et les médias critiques. Depuis son arrivée au pouvoir, Abdelmadjid Tebboune a progressivement consolidé son contrôle sur l’espace politique et médiatique, mettant en œuvre des mesures qui ont contribué à affaiblir toute forme d’opposition et de voix critique, dans un contexte marqué par les débats autour d’un troisième mandat présidentiel. En raison du climat actuel et des risques réels de représailles, les membres du collectif ont choisi de ne pas rendre publics leurs noms. Cette décision vise à protéger leurs familles et leurs proches, qui pourraient être exposés à des pressions, des intimidations ou d’éventuelles mesures de rétorsion. Malgré ces contraintes, Free For Algeria poursuit son engagement avec détermination, dans le respect des principes de liberté, d’indépendance et de solidarité.

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