Saïd Sayoud : entre incompétence et provocations….

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Saïd Sayoud poursuit ses déclarations simplistes, pendant que certains applaudissent sans jamais poser les vraies questions.

Aux États-Unis, les études de la NHTSA estiment que le facteur humain est impliqué dans environ 94 % des accidents de la route. En Europe, selon l’ETSC, cette proportion atteint près de 95 %.

Si l’on s’arrêtait uniquement à ce chiffre, comme semble le faire le ministre, il faudrait alors conclure que l’Algérie dispose du même réseau routier, des mêmes normes de sécurité, des mêmes véhicules, des mêmes bus, du même niveau de maintenance, de la même qualité de formation des conducteurs, du même système de contrôle et des mêmes services de secours que les États-Unis ou les pays européens.

Or, la réalité est tout autre.

Le facteur humain est effectivement présent dans la majorité des accidents partout dans le monde. Mais ce n’est pas lui qui explique, à lui seul, pourquoi certaines erreurs coûtent quelques blessures dans certains pays et se transforment en catastrophes collectives dans d’autres.

Lorsque les routes sont dégradées, que les véhicules sont vieillissants, que les contrôles sont insuffisants, que la maintenance est défaillante et que les normes de sécurité ne sont pas pleinement respectées, la moindre erreur humaine devient potentiellement mortelle.

La mission d’un État ne consiste pas seulement à désigner un conducteur comme responsable après chaque drame. Elle consiste aussi à construire un système de transport capable de limiter les erreurs humaines et surtout d’en réduire les conséquences.

Les pays les plus avancés ne partent pas du principe que l’être humain ne commettra jamais d’erreur. Ils conçoivent des infrastructures, des véhicules et des réglementations qui protègent les usagers lorsque cette erreur survient.

Réduire chaque catastrophe routière au seul « facteur humain » revient à simplifier à l’extrême un problème beaucoup plus complexe, dans lequel interviennent également les infrastructures, la qualité du parc automobile, les contrôles techniques, la formation, la prévention et les politiques publiques.

En Algérie, de nombreuses conditions élémentaires de sécurité font encore défaut. Certaines relèvent même de l’évidence, au point qu’il est difficile de comprendre qu’elles soient encore absentes aujourd’hui.

Et vous, pensez-vous que le facteur humain explique à lui seul les drames qui se répètent sur les routes algériennes ?

#FreeAlgeria#FreeForAlgeria#SécuritéRoutière#LibertéDExpression

Saïd Sayoud : entre incompétence et provocations....